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picto Grands Troupeaux : 1_3 Prévenir les pathologies dominantes

Prévenir la pathologie néonatale

La multiplication des agents pathogènes chez un veau atteint de diarrhée, même d’origine alimentaire, participe à la pollution de l’environnement.

Inéluctablement, le nombre de diarrhées alimentaires, bénignes ou plus sérieuses augmente avec le nombre de naissances, ce qui aboutit à une pression microbienne importante, très difficile à contrôler.

Le schéma habituellement rencontré est le suivant : les diarrhées sont bénignes en début de campagne de vêlage, elles deviennent de plus en plus graves au fur à mesure des vêlages pour devenir rapidement mortelles.

Vacciner les mères pour enrichir le colostrum des vaches, du premier au dernier vêlage, permet de limiter la multiplication des agents pathogènes lors de diarrhée bénigne, donc de maitriser continuellement la pression microbienne.

 

Contrôler la coccidiose

Quel que soit le système d'élevage, la plupart des veaux hébergent précocement des coccidies : la vache en excrète plus que d'habitude au moment du vêlage ; cela permet une contamination discrète du veau au contact de la mère.

Les veaux premiers nés vont excréter quelques semaines plus tard et devenir les relais multiplicateurs. Selon la densité, les conditions d'environnement, les défenses immunitaires, les facteurs de stress, la dynamique de contamination sera plus ou moins importante.

La coccidiose sub-clinique (sans signes apparents) est très fréquente dans les lots importants de veaux et la perte économique occasionnée est substantielle, parce qu’elle perturbe le fonctionnement de l’intestin donc l’efficacité alimentaire et la croissance des animaux.

 

Un traitement préventif des veaux à la période critique permet de réduire l’incidence de cette parasitose digestive.

 

Protéger contre les maladies respiratoires

Le risque de développement d’une épidémie de pathologie pulmonaire (RSV) n’est pas plus important dans les grands troupeaux, mais les conséquences seront beaucoup plus dramatiques.

Le passage d’un virus RS sur quelques animaux dépourvus d’anticorps spécifiques assure sa multiplication, ce qui rend très rapidement la pression virale trop forte sur les jeunes animaux non immunisés. De plus, la multitude des passages du virus sur les animaux le rend plus agressif. Seule une vaccination précoce des veaux, sans oublier les rappels, permet de protéger correctement le cheptel.

 

Gérer les boiteries

Dans les étables à logettes, il est indispensable d’installer une petite stabulation paillée pour accueillir les boiteuses afin de réduire la douleur lors de leur déplacement : les boiteries diminuent l’ingestion et pénalisent toutes les performances de la vache laitière.

Pour agir rapidement et efficacement sur une boiteuse, le grand troupeau doit posséder une cage de parage qui permet de réaliser les soins facilement et en toute sécurité.

Le parage fonctionnel doit être systématisé. Son intérêt est double : il permet de détecter les lésions avant qu’elles n’apparaissent cliniquement à la surface du sabot et qu’elles ne soient  plus pénalisantes. Il permet de prévenir l’apparition de nouvelles lésions en corrigeant la répartition de la charge sur les onglons.

 

L’utilisation du pédiluve n’est véritablement utile qu’en présence de maladies infectieuses du pied (maladie de Mortellaro, fourchet).

 

 

Dans un contexte de grand troupeau, la prévention doit être privilégiée !

Il est toujours plus difficile d’éteindre un feu « pathologique » dans un grand troupeau : les épidémies y sont plus dures et plus durables.


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